Les électorats


Le déclassement social

 

Le déclassement social fait-il le vote ? 

 

La mobilité sociale objective n'a pas d'effet à la différence de la perception subjective. 

 

En effet, les enquêtés qui estiment que leur situation est plus mauvaise que celle de leurs parents ont voté FN à concurrence de 30% des inscrits aux élections régionales de 2015 contre 20% pour ceux qui l’estiment similaire et 18% pour ceux qui l’estiment supérieure.

 

Le niveau des « votes blancs, nuls et abstention » évolue dans le même sens passant de 21% à 16% selon que les enquêtés ont une représentation négative ou positive de leur situation.

 

Inversement, le vote en faveur des listes de la gauche socialiste grimpe de 15% à 26% alors que celui en faveur des listes LR-UDI augmente également de 21% à 30%.

 

À mesure que l’auto-évaluation de leur situation par les enquêtés s’améliore, le vote se concentre sur les grandes formations politiques au détriment des candidats des deux extrêmes. 

 

cf. Luc Rouban, L'effet électoral du déclassement social




Les primo-votants


Les fonctionnaires